NHK développe un capteur organique hybride / CMOS à trois couches

Depuis le développement du premier prototype par Kodak, une marque qui a ensuite été submergée par l’ère numérique, à ce jour, les capteurs photo numériques ont conservé la caractéristique d’exiger un filtre matriciel couleur devant la couche photoréceptrice (CCD ou CMOS) afin de capturer des images en couleur. La seule exception au développement commercial réel est représentée par Capteurs Foveon, une société acquise par Sigma, qui, cependant, représente une petite niche et, comme nous l’avons récemment signalé, a du mal à évoluer sur les dimensions du cadre complet de 35 mm.

Plusieurs marques recherchent des solutions innovantes, comme les capteurs à base organique sur lesquels Panasonic et Fujifilm travaillent depuis des années. Une nouveauté intéressante dans ce domaine pourrait venir des laboratoires de recherche de NHK, avec un solution hybride à trois couches. Les techniciens du Nippon Hoso Kyokai (NHK, le service public japonais de radiodiffusion) ont en effet publié un travail illustrant un capteur a trois couches, deux organiques et une basée sur une structure CMOS en silicium.

Dans la pratique, la première couche organique, construite sur du verre avec la technologie TFT, recueille la composante bleue de la lumière en laissant passer les autres; la deuxième couche n’absorbe de même que le vert et la couche de silicium finale recueille le composant rouge restant. De cette façon, chaque pixel lit les trois composantes de couleur, contrairement aux capteurs basés sur Bayer, où chaque pixel ne lit qu’une seule composante de couleur («gaspillant» l’absorption des informations des deux autres), puis confiant aux algorithmes de dématriçage la tâche de reconstruire les informations de couleur complètes à chaque point de l’image.

Pour le moment, le travail est prometteur, mais le premier prototype ne peut certainement pas rivaliser avec les capteurs actuellement sur le marché, avec un pas de pixel de 20 micromètres c’est un résolution de 320×240 pixels. Les techniciens japonais s’efforcent de réduire la zone de pixels et d’augmenter la résolution, car au lieu de la fréquence d’images, les performances sont déjà bonnes, avec une lecture à 60 ips.