Mafia City: le jeu mobile est un outil de propagande mafieux, selon le PD

Voici la énième phrase adressée au monde du jeu vidéo, plus précisément à un titre particulièrement connu dans le domaine du jeu mobile: Mafia City. Le jeu de gestion a été pris pour cible par le PD, qui – à travers les mots du député Carmelo Miceli – le définit comme “un outil de propagande mafieux sournois”.

Selon les déclarations de Miceli, le député serait prêt à déposer une question parlementaire pour obscurcir le jeu en question. Analysons la matière singulière.

Le PD s’en prend à Mafia City: black-out requis

Pour Carmelo Miceli, responsable de la politique de sécurité du Parti démocrate, «le jeu vidéo moche» intitulé Mafia City représenterait un réel danger pour «des millions d’enfants». C’est ce que nous apprend un tweet diffusé à travers le profil des députés PD, le même tweet dans lequel l’application a été assombrie par les principaux magasins mobiles.

Inutile de dire que toute l’affaire a pris une tournure plutôt bizarre, comme en témoignent les discours (ironiques et parfois hilarants) des électeurs eux-mêmes qui ont répondu au tweet de Miceli.

Après tout, Mafia City n’est rien de plus qu’un jeu occasionnel qui traiterait le sujet du crime d’une manière plutôt superficielle et, surtout, stéréotypée. Le jeu Yotta Games ne va pas au-delà de certaines limites, ni n’examine les problèmes ci-dessus en détail, ou du moins pas au point d’être considéré comme un “outil de propagande mafieux”.

Malheureusement, l’épisode impliquant le PD et Mafia City n’est qu’un des nombreux cas de diabolisation du médium du jeu vidéo. En Italie, les jeux vidéo – en particulier ceux considérés comme “ violents ” – ont souvent fait l’objet de vives critiques de la part des politiciens et des journalistes, les mêmes qui semblent pourtant ignorer l’existence d’autres produits (films et livres, in primis) qui traitent du même problèmes, parfois plus en détail.

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